Migrer vers l'ailleurs : le départ en fanfare

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Citation :
Le 28/04/2018 à 16:36, Swompy Time a dit :




une IA véritablement intelligente.




Oula la !




 




On touche à un autre sujet mais je ne pense pas que ça soit la best idée ever ! ^^ La question de l'IA est vraiment un sujet passionnant aussi !



Une I.A. est programmée pour avoir une certaine personnalité. Elle "s'auto-nourri" d'information tournant autour de thème que le programmeur choisie.

Si je fais une I.A. et que je rentre "Abbé Pierre", "Martin Luther King" et "Le Grand Stroumph", on devrait avoir un truc empathique, charismatique et capable de prendre des décisions pour le bien de la communauté. Et puis les êtres très intelligents n'étaient pas forcément inhumains (Hawkin, Mozart, Casanova, Turing, Einstein ...).

Après on n'est pas à l'abri de farceurs voulant mettre un tonton Hitler dans les étoiles.

Mais même sans aller jusqu'à là, on pourrait avoir des choses ... bizarre. Imaginez une I.A. basée sur Victor Hugo : elle serait susceptible d'écrire les trucs relatifs au cul en espagnol.



En attendant les IA suffisamment développées pour élever des bébés issus d'ovules fécondés cryogénisés, encore une vidéo mettant de l'eau et du moulin.




 




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Citation :
Le ‎20‎/‎04‎/‎2018 à 16:36, Egill a dit :




Et il y a fort à parier que là haut non plus, ça ne l'est pas, vide. 




Raison de plus pour foutre la paix au reste de l'univers.




 




Tu ne crois pas si bien dire.




La science bosse pour nous, les gars, et il est sage de la diffuser ici où l'imaginaire fait le vote qui la finance (et puisqu'on est à ce titre toujours au regret de constater ce que Ridley Scott et ses Prometheus-Covenant font de ce genre d'info ;(




 




L'info du jour vient donc de Progress in Biophysics and Molecular Biology, une revue très sérieuse qui vise d'abord le grain à moudre entre scientifiques, notamment à croiser les spécialités.




 




Pour bien comprendre, rappel des faits, dans leur ordre chronologique admis jusqu'alors :




 




1) Premier éon de la Terre, la période Hadéenne, -4,5 à -4,0 milliards d'années <span>: de l'océan magmatique à la proto-croute continentale (Théia frappe également la Terre et s'en crée la Lune en -4,45 Mds d'années).</span>




2) Grand Bombardement Tardif (principaux cratères sur la Lune) de -4,1 à -3,9 Mds d'années, qui ramène de l'eau (via des astéroïdes couverts de glace) sur la Terre asséchée par l'impact lunaire, en débute alors la tectonique des plaques. Les conditions d'apparition de la vie ainsi réunies clôturent l'Hadéen.




3) Soupe primordiale canonique dite Haldane-Oparine jusqu'à -3,2 milliards d'années, permettant l'abiogenèse (génération de la vie à partir de la matière non-vivante).




4) Premières preuves de vie microbienne (fossiles de cyanobactéries) en -3,1 milliards d'années, qui place à cette date l'origine de l'arbre évolutionniste que débusquera Darwin. Ces stromatolithes, couches minérales laissées par des colonies de bactéries, disparaissent vers -1,25 milliards d'années pour laisser place à des acritarches (du grec akritos "incertain, confus" et Arche "premier, originel") <span>:</span> micro-organisme à coquille calcaire, peut-être foreur, spores d'algues vertes...




 




5) -541 millions d'années : Explosion Cambrienne, cette vie unicellulaire terrestre se démultiplie brutalement en d'innombrables espèces multicellulaires, générant une biodiversité en mode accéléré. Du biofilm bactérien couvrant le fond des océans s'engendrent d'autres algues vertes, puis bleues, des créatures dépassant le millimètre, puis le centimètre, mues désormais par la prédation ; apparition des premières "carapaces molles". 




Charles Darwin s'en émeut dans De l'origine des espèces, consacrant un chapitre entier à ces plantes, animaux, macrobactéries sortis de nulle part en un instant géologique, qui viennent faire obstacles à sa théorie de la lente sélection naturelle (et remettent la Bible au centre du créationnisme). Les pro-darwiniens conservent cependant l'abiogenèse sans l'expliquer, à peine tentent-ils d'en réordonner l'étendue possible du calendrier.




 




6)1850 : William Thompson, anobli Lord Kelvin (1824-1907), physicien britannique à l'origine de l'échelle des températures thermodynamiques (degrés Kelvin), conteste la théorie de Charles Lyell (1797-1875), fondateur des Couches Géologiques dues à un lent et unique refroidissement de la Terre, en obtenant par calculs le même résultat par une conduction thermique bien plus courte (24 à 400 millions d'années).




Les pro-darwiniens conspuent Kelvin, lui reprochant d'avoir sous-estimé l'influence de la radioactivité ("Erreur de Kelvin", qui vient en fait du transfert thermique par convection du manteau terrestre). N'empêche que le calendrier a désormais des trous et de méchantes zones d'ombres.




 




7) 1883 : Svante Aarhenius (1859-1927), chimiste suédois, prix Nobel en 1903, s'oppose à Michael Faraday sur la théorie des ions (Recherches sur la conductibilité galvanique des électrolytes ; l'Adeptus Mechanicus lui doit tout ;).




Pour Aarhenius, un courant électrique (électrolyse) n'est pas nécessaire pour charger une solution saline, la seule réaction chimique eau pure + sels dissocie le sel en particules chargées, conduisant seule à ce qu'il nomme "réchauffement climatique". Il conclue que la différenciation moléculaire augmente avec la chaleur de la solution (soupe primordiale -> Explosion Cambrienne = chaleur brutale). L'évolution naturelle des espèces découle donc d'une succession réchauffement-glaciation. Les pro-darwiniens hurlent au scandale.




Passionné par les ères glaciaires, Aarhenius en déduit un "effet de serre" périodique réchauffant la Terre (origine de la théorie actuelle) et associe l'émission de Co2, y compris humaine, comme facteur positif préservant l'Humanité d'une nouvelle glaciation. Milutin Milankovitch minimise cette influence chimique en ramenant les ères glaciaires comme conséquences des changements d'orbite de la Terre (théorie du forçage orbital, prédictif) avant que la complémentarité de ces deux phénomènes (amplification chimique) ne s'impose aujourd'hui (boucle de rétroaction).




De ces soubresauts planétaires, les pro-darwiniens intègrent toutefois le hasard de cette chaleur chimique comme déclencheur de sauts évolutifs par facteur d'adaptation, d'où l'explosion cambrienne et la biodiversité insulaire. Et bim.




Aarhenius en déduit, lui, une loi biogéographique : l'espace disponible, en surface comme en altitude calorifiquement graduée, conditionne la biodiversité. Le nombre d'espèces dépend de l'aire. Il en prédit l'endémisme de certaines espèces végétales et y intègre le développement des villes et transports (on en calcule toujours la surface et le contexte nécessaires des réserves écologiques), mais soutient que les anomalies de cette loi (manque de matériaux dissociables dans la solution d'origine) sont le fruit d'un apport extraplanétaire (spores poussées par les radiations interplanétaires), inventant le terme de... panspermie. Tout le monde rigole.




 




8) Soumis aux mêmes anomalies lorsqu'il étudie la fermentation du vin, Pasteur conteste au XIXème siècle le dogme abiogenèse : omne vivum ex vivo prédit-il ("toute vie vient de la vie", et pas toute vie vient de la Terre), mais tout le monde s'en fout.




 




9) 1909 : Charles Waldcott découvre dans les schistes du Mont burgess au Canada 65 000 fossiles appartenant à 120 espèces différentes, datant de -563 millions d'années ! Des arthropodes à corps mous, de taille métrique, là où ne devraient exister que des vers nanométriques à éventuel corps calcaires vivant sur ou sous le biofilm bactérien.




Ces fossiles, inclassables alors, n'appartenant à aucun embranchement connu, n'ayant aucune ressemblance avec un animal existant, sont rapidement oubliés et ne seront redécouverts qu'en 1960 par Harry Wittington (révélation du trilobite, qui n'a rien à voir avec la diphallia ;).  




De toutes façons, une grande partie de cette "Faune de l'Ediacarien" (pré-cambrien) disparaît avec l'Explosion Cambrienne (comme ces grands disques mous sans tête ni queue ni membre ni bouche ni organes digestifs, filtrant sans doute l'eau à la manière des éponges), telle de simples impasses darwiniennes, donc à nouveau on s'en fout.




 




10) 2010 : découverte en Australie de trilobites datant de -1,2 milliards d'années (là où les plus anciens connus, ceux de Waldcott, plafonnaient jusqu'à présent au demi-milliard d'années).




Au Gabon, des microfossiles d'organismes multicellulaires à noyau (étape suivante des acritarches) sont datés de... -2,2 milliards d'années ! Ils auraient donc précédé leurs ancêtres.




Et on explique toujours pas, même désormais génétiquement, les disques mous de l'Ediacarien, sinon par un darwinisme désormais climatique, saccadé par les extinctions de masse qui effaceraient les traces de leurs forfaits, ne laissant que quelques branches survivantes rayonner par leurs (super)gènes en toutes les espèces suivantes.




 




11) Sauf que, exemple parmi d'autres, la pieuvre ne correspond pas à cette survie. Entre le nautile archaïque et le calmar actuel se trouvent les céphalopodes, dotés dès le départ (-500 millions d'années) d'une complexité anatomique hors-norme : cerveau énorme, réseau nerveux sophistiqué, dispositif oculaire dynamique HD, tissus souples et hyper-résistants, camouflage instantané ; 33 000 gènes codants de plus que dans le génome de l'Homo Sapiens, sans étape évolutive ! Un défi pour le darwinisme.




 




Sur ces postulats, l'étude du jour propose de lever la tête, comme en 2012 au Sri Lanka où sont tombées des "Pluies Rouges" ( et ce ne sont pas les premières ), des micrométéorites dans lesquelles des fossiles microbiens à pigment rouge ont été extraits. Là où des analyses antérieures concluaient simplement à une algue (mais sur un mode défensif !?), l'étude y illustre une provenance sans équivoque (isotope de l'oxygène) : les poussières (et leurs passagers ?) ne sont pas d'origine terrestre.

 




On apprend ainsi que dans notre stratosphère, entre 30 à 41 km d'altitude (là où la contamination terrestre par remontée d'eau peut être exclue), les études cométaires désormais en veille continuent de récupérer du matériel microbien, lequel peut survivre à la descente dans l'atmosphère dans des météores (parfois de la taille du micron !).

L'altitude chère à Aarhénius... Et la chaleur : les pluies rouges espagnoles ne se dupliqueraient qu'à partir de 300 degrés, et sans ADN.




 




12) 2017 : une étude publiée dans Nature confirme des preuves de vie microbienne au Canada, restes d'une fosse hydrothermale datant de -4,28 milliards d'années, en pleine période hadéenne où la croute terrestre se stabilise dans une chaleur infernale mais... sous une pluie de météores.




Mêmes traces microbiennes dans l'affleurement rocheux de Jack Hills, en Australie, datées de -4,1 milliards d'années (soit 1 milliard d'années trop tôt selon le dogme abiogenèse).




 




Ce matériel extraterrestre régulier a-t-il interféré et interfère-t-il encore avec l'ADN local, expliquant bien des énigmes darwiniennes, à commencer par l'Explosion Cambrienne et ses préquelles disparues-pour-n'avoir-jamais-existé (à peine 800 à 400 millions d'années les séparent du Grand Bombardement Tardif) ?




En intégrant l'exogène comme intrant normal, ondée céleste, les auteurs de l'étude vont jusqu'à lui donner la paternité éruptive de la grande peste de 1918 et du VIH, comme l'inadaptation brutale condamnant certaines lignée d'hominidés : "Sans remettre en question la pensée darwinienne, il est temps de reconsidérer la biosphère terrestre comme une partie infinitésimale d'un système beaucoup plus grand, deux biosphères inextricablement liées".




 




Un approvisionnement continu en nouveaux virions et micro-organismes d'origine extraterrestre, ARN se mêlant à l'ADN, parfois même assez complexe pour sauter des étapes évolutives (et importer la pieuvre), jalonnant l'histoire de la Terre, prend à contrepied la pensée abiogenèse, laquelle restreint la vie organique terrestre à sa transformation instantanée en bactérie.




 Ne plus penser une évolution linéaire, ainsi spontanément enclenchée (qui serait un modèle endogène, disponible sur n'importe quelle exoplanète réunissant les mêmes conditions), pour un modèle "pandémique" connectant simplement un "pool cosmique de gènes viraux" dans un flipper galactique, faisant avec ce qu'il trouve (et l'éon du moment), parfois dans le désordre évolutif.




L'Univers serait donc d'abord plein de vie dans son vide interplanétaire, ce qui rendrait la Vie aux abords bien plus efficace (mais en limiterait aussi les formes et la préciosité).




 




13) en 2018, le nombre d'exoplanètes comparables à la Terre dans la seule Voie Lactée est estimée à 100 milliards.




Est-ce ce qu'elles s'envoient qui désormais importe (soit autant de raisons qu'a l'univers de ne pas nous foutre la paix, pour contrephraser Egill ;) ?




Je serais d'ailleurs curieux de savoir ce qu'une éruption volcanique de chez nous envoie chez les autres (comment se métabolisent nos déchets ou éternuements vers l'orbite) ?


(Modification du message : 23-05-2018, 16:56 par KDJE.)

Je croyais que la théorie de la lithopanspermie était plutôt favorablement accueillie et agrée par la communauté scientifique ? A mon échelle de connaissance, ça me semble être une évidence. Toutefois je ne l'avais songé comme potentiellement à l'origine de la peste ou du sida. C'est très intéressant de l'envisager ainsi.


Citation :
Il y a 13 heures, L`Eternel a dit :




Je croyais que la théorie de la lithopanspermie était plutôt favorablement accueillie et agrée par la communauté scientifique ?




 




Vu les gants pris par cet article, j'imagine que ça dépend encore des spécialités scientifiques ;)




 




Je me souviens du débat sur la part génétique du Neandertal dans le génome de l'Homo Sapiens (l'intuition louait semblablement une Nature finalement pragmatique, ça paraissait  avoir peu d'enjeux sinon glorifier le résultat...). : amha, l'étape de cet article en est donc à prévenir de passer d'un dogme à un autre, d'éviter de recourir à un TGCalien (comme nous on a un TGCM ;) dès qu'on tombe sur un truc chelou comme la pieuvre, qui nierait alors toute nécessité d'une curiosité scientifique (tout financement ;)




 




Le fond de l'article, la Vie est un puzzle non plus terrien mais galactique, qui remélange cependant ses pièces de façon continue, voire quotidienne, est alors assez vertigineux.




D'une part, la panspermie ainsi bien plus active s'apparente dès lors à un système de sauvegarde (chaque planète abritant la Vie n'est plus qu'un serveur redondant) : donc la Vie existe *évidemment* ailleurs (faut donc s'y préparer plus que de la chercher, y compris génétiquement).




D'autre part, passer d'un système terrestre fermé à un système interplanétaire ouvert, avec des rétrovirus capables de s'implémenter à notre paysage génétique en toute discrétion, laisse bien des surprises à venir parmi les intrants (et c'est difficile de se défendre de trucs qu'on ne connaît pas. A long terme, sont-ils même à considérer comme "dangereux" ?). 




A rapprocher toutefois du massacre actuel de la biodiversité, qui rend les règnes terrestres moins aptes à la dilution (ajouter deux pièces de puzzle tombées d'orbite à seize millions de pièces locales n'a pas le même impact potentiel que lorsque ce matos indigène s'est réduit à 16 000 pièces), donc le pool terrestre perdrait actuellement en "productivité", tolérance d'intrants et expulsion d'extrants.




 




Je glisse ici un oubli de l'article : notre influence d'extrant. La Terre dissémine dans l'espace au même titre que d'autres planètes telluriques, adressant du matériel parfois chargé qui s'agglomèrera en astéroïdes et comètes dans le grand bal gravitationnel. Nos microbes, nos gènes (ou autres, qui sait ce que les habitants de Pompéï jetaient dans le Vésuve ;) colonisent peut-être déjà d'autres mondes.




J'en oppose à nouveau le propos d'<span><a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/19709-egill/?do=hovercard" data-mentionid="19709" href="<___base_url___>/profile/19709-egill/">@Egill</a></span> : l'Univers est donc en nous, et nous sommes une petite part de l'Univers, mais que l'un et l'autre se fichent la paix ne se constate pas du tout comme but du Jeu.




Peut-on pour autant en déduire un degré d'utilité, qui nous assurerait un avenir proactif dans le Jeu ? Philosophiquement, est-ce déjà une perpétuation, l'Homme, du moins le terrien, a-t-il déjà gagné sa vie éternelle ? (les craintes de l'article quant à son impact sur les religions est ici patent).




 




Donc, si on veut réunir les pièces, au moins les connaître, et lire le puzzle (moteur de la science), la seconde hypothèse de cet article, un pool cosmique réduit de gènes nomades, est plutôt rassurant.




Notamment si ce pool généralise par exemple la bilatéralisation des organismes (au détriment des éponges ou autres disques mous, créatures "logistique"), s'appuie sur la photosynthèse généralisée comme les algues vertes qui ont donné toute la végétation terrestre, et ne fait que toujours recomposer les mêmes outils anatomiques en une plasticité simplement adaptée à des environnements 3D, surfzce-altitude (Aarhenius) toujours en mouvement. Tout ça dessine en creux des mondes aliens plutôt ressemblants au nôtre (dans nos propres limites d'extravagance : la pieuvre etc., mais aussi de fonctionnement systémique : la prédation (pain béni d'Hollywood, comme de la militarisation prochaine de la Lune ;(




Que le nombre d'exoplanètes cousines augmente n'est ainsi pas une surprise, mais désormais une voie *naturellement* tracée.




 




L'article prône donc à la fois un bouclier : traquer les anomalies darwiniennes dans le pool terrestre (voire quasiment mettre des chaluts en orbite ou dans les vents solaires pour intercepter des bouts du Truc), avec cette volonté forcenée de décrypter le bouquin de règles (RTFM !), avec un accent sur la virologie (car peut-on désormais parler d'un patrimoine terrestre, même dès lors d'étape ? Faut-il le défendre de l'extérieur comme une IP, et ainsi le faire stagner, cf des dérives comme "VIH = jugement de Dieu", ie sanction de la Nature, qui trie continuellement, sans pour autant préciser pour aller où, trouver quoi ? (c'est cynique mais le VIH et d'autres ont fait progresser la virologie, la génétique, l'immunodéficience etc.).




Et une épée : si l'interaction endogène-exogène est ainsi entendue comme *normale*, si la nouvelle règle du jeu est que des implants extraterrestres rebrassent périodiquement, mais au hasard, notre pool local, alors pourquoi attendre que la panspermie fasse des OGM quand on peut les faire soi-même ? (Welcome le maïs transgénique ! La sélection naturelle "accompagnée" était déjà l'argument de Montsanto).




A l'extrême de la SF prospective, le film Titan (qui adapte génétiquement des astronautes à l'environnement de Titan avant de les y envoyer) est à ce titre glaçant du degré de responsabilité que nous laisse progressivement le Jeu à mesure qu'on en découvre les règles (à rapprocher du Libre Arbitre mortifère promis par les principales religions monothéistes).




 




Enfin, augmenter ainsi le plateau de jeu de la Sélection Naturelle, voire donc de l'Evolution (si on en tire cette conclusion d'un bouquin de règles désormais plus épais), ne renseigne toujours pas sur le but de ce jeu (sinon, pour l'article, de nous rendre plus humbles, plus "roue de secours" ;) Après tout, la colonisation d'un autre monde, ce n'est qu'un intrant massif, une accélération de l'échange (un rush, chez nous wargamers ; simplement une des manœuvres du jeu dont le gain n'est encore que celui de Coubertin : l'important, c'est de participer).




 




Si il y a un orgueil humain (et j'y crois : sapiens veut dire savant, donc curieux, et notre passé avant même d'être une Histoire a atteint depuis longtemps le rôle de masse critique poussant à la préservation de son souvenir), il n'attendra pas, comme roue de secours, la crevaison d'un autre.




Pour continuer l'enquête, s'extirper d'un slot Terre où on ne jouerait que sur la défensive, il n'y a donc pas à chier : faut... migrer vers l'ailleurs ;)


(Modification du message : 24-05-2018, 12:14 par KDJE.)

Part le premier, on te rejoins [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_biggrin.png[/img]!


Citation :
il y a 8 minutes, DV8 a dit :




Part le premier, on te rejoins [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_biggrin.png[/img]!




 




Comme on peut le lire, j'y suis déjà un peu ;)




Et pour ceux qui veulent rester ici et mater de loin y'a deja ca sur le sujet:

[Image: latest?cb=20161108180254]


La fin est faible mais l'aspect scientifique de la mission est pas déconnant. Notamment sur le fait que les 2 scientifiques sont respectivement un glacio-geologue et une paleo-biologiste.


Parceque c'est pas pour la ramener mais si l'avenir est aux rêveurs, la vérité appartient a ceux qui voient encore plus loin :D <span>:</span>





[Image: strata.jpg]

(Modification du message : 24-05-2018, 18:47 par DV8.)


[Image: latest?cb=20161108180254]



 




Vu! Et ça donne pas du tout envie d'être les premiers dans l'espace, même en étant sur diplômé [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_biggrin.png[/img]