Gruben Vanther

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Allé, je continue dans ma folie solitaire !


Le vent s’engouffrait dans les cheveux de Gruben. Il penchait sa tête sur le coté justement pour ressentir cette sensation d eliberté que lui procurait la chevauchée. Il était rarement monté a cheval et a chaque fois, c’était derrière le Sergent William Nutingam. Ils chevauchèrent ainsi pendant cinq lieux avant d’arriver à Talabheim. Ils pénétrèrent dans la ville par l’immense portail doré. Gruben était venu à Talabheim plusieurs fois. Chaque fois il était envahit du sentiment de magnificence que lui procurait l’atmosphères de cette ville. Gruben jetait de rapide coups d’œils à droite puis à gauche en traversant la rue. Il ne voulait pas en rater une miette. La première chose qui l’avait frappé était la façon dont les gens étaient habillés. La plupart d’entre eux étaient vêtu de veston et de pantalon sans écorchures ni taches. Les habits des gens de la ville étaient resplendissants, certes moins beau et étincelant que ceux du Sergent mais tout de même magnifique. Le cheval du Sergent stoppa devant un édifice gigantesque. Gruben leva les yeux et découvrit pour la première fois l’église de Talabheim. Le Sergent posa le pied à terre et aida le jeune garçon à descendre.

-Gruben, voilà l’église de Talabheim. Avant toute chose, nous devons nous y arrêter pour te bénir. Gruebn regardait l’édifice avec de grands yeux ronds admiratif.

-Me bénir ?

-Oui mon garçon, répondit le Sergent.

-Pourq…

-Pourquoi ! Tu le sera bien asse tôt, coupa le Sergent ayant deviné la question du jeune homme. Allons, ne restons pas planté ici, entrons !

Ils pénétrèrent ensemble dans la grande bâtisse. Le Sergent exécuta un signe de croix comme le veux la coutume quand on pénètre dans un lieu saint. Il demanda à Gruben de faire de même et celui-ci s’exécuta sans trop comprendre pourquoi. L’église était vide. Les murs s’élevait haut et se refermait en ellipse. Des vitraux parsemaient régulièrement la façade. Ils étaient pourvus de multiples symboles et dessins. Le Sergent s’arrêta à quelques mètres de l’un d’entre eux.

-Vois tu mon garçon, ces dessins représentent la gloire de Sigmar.

-Qui est Sigmar ? demanda le jeune inculte.

-Eh bien, Sigmar est notre ancien Empereur. Sache que si nous avons de belles villes et un gouvernement structuré, c’est grâce à lui. Sigmar a unifié les peuples sauvages pour lutter contre les forces démoniaques qui menaçait le pays.

-C’est un grand monsieur alors…Plus grand et bon que vous ? Le Sergent réprima un sourire.

-Oh oui Gruben, bien plus grand et plus bon que moi. Sur ce, ils traversèrent la pièce par une allé qui coupait la salle en deux. Le Sergent s’arrêta devant l’autel ou plasmodiait un homme à voix basse. Le Sergent toussota et quelques secondes plus tard, l’homme se retourna. Il était grand, dumoins pour Gruben. Il arborait un air d’une sévérité certaine. Son crâne était rasé et il portait une sorte de robe marron qui retombait très bas recouvrant presque ses pieds. Une gigantesque croix Sigmarite pendait au milieu de son torse maintenu par une épaisse chaîne argentée. Gruben regarda longtemps l’homme qui le dévisageait.

-Qui est ce jeune homme Sergent Nutingam ? demanda le Prêtre Guerrier.

-Bonjour Ménios. Cet enfant est Gruben Vanther, il est destiné à devenir mon écuyé. Gruben fit prit d’un sentiment indescriptible et posa son regard sur le Sergent. Si tu es d’accord biensur Gruben…

-Oh oui, oh oui monsieur Nutingam, merci ! Le Sergent laissa paraître un sourire destiné au garçon. Il passa sa main autours de son cou et l’encouragea à avancer vers l’autel ou Ménios, le Prêtre Guerrier venait de se placer. Ce dernier saisit une coupe en cristal ou il déversa un liquide rouge, puis lentement il se retourna vers le garçon.

-Alors mon garçon, avant de devenir écuyé, il te faut être bénit par la grâce de Sigmar et c’est ce que nous allons faire maintenant. Il lui tendit la coupe et Gruben la prit délicatement entre ses mains. Ménios saisit l’emblème de Sigmar qui était posé sur la table près de l’autel. Gruben découvrit pour la première fois, ce qui était le symbole de la gloire de Sigmar et qui deviendrait le symbole de son avenir. C’était un gigantesque marteau orné d’une multitude de diamants nacré. Il était d’une facture étincelante. Il possédait un très long manche en or. Le Prêtre laissa Gruben s’agenouillé devant l’autel sous le regard de son futur maître, puis il se placa devant le jeune garçon. Le silence s’éleva soudain dans toute l’église. Gruben tenait la coupe pleine et il plongea son regard dans les yeux de Ménios qui commença à récité une prière…

« Sigmar, je t’implore aujourd’hui en ces lieu qui son les tiens et ceux de nul autre.

Je t’implore de donner toute ta force à ce jeune garçon qui se présente aujourd’hui devant toi.

Donne lui ton courage, donne lui ta volonté, donne lui ta férocité, donne lui ton esprit.

Par ton sang, révèle ce jeune garçon et fais de lui le meilleur de tes disciples. »

-Tu peux boire la coupe jeune homme…Gruben s’exécuta. Dans son esprit tout allait très vite, il ne saisissait pas tout le sens de cet acte mais il se dit qu’il le fallait. Il redonna la coupe vide au Prêtre qui la plaça sur le socle de l’autel. Quelques secondes s’écoulèrent, le temps pour le Prêtre de se placer face à l’autel. Le Prêtre leva son bras aussi haut qu’il le pu et un instant plus tard, il abattit le marteau sur le cristal qui se brisa en mille éclat. Gruben venait d’être bénit par la grâce de Sigmar, et désormais, même s’il n’en avait aucunement conciense, son destin venait d’être scellé…

A suivre...



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Gruben Vanther - par Guest - 27-03-2004, 02:12
Gruben Vanther - par Guest - 28-03-2004, 04:35

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