Citation :
il y a 46 minutes, L`Eternel a dit :
Quand bien même ce serait accessible à des adolescents en terme de narration, est-ce que ça en fait un "mauvais" bouquin pour autant ? C'est quoi au juste le souci.
Il n'y a souci que pour toi.
J'ai pris plaisir à lire le gros de Potter et je n'ai pas grand chose contre Rowling. Mais pour autant, je peux constater que c'est relativement simpliste et taillé pour être accessible à du chiard. Mais ça n'est pas une critique, la littérature pour gamin, comme tu le dis, c'est bien :
Citation :
il y a 46 minutes, L`Eternel a dit :
de la littérature jeunesse vers quelque chose de plus mature, plus défini, mieux abouti
Faut bien commencer quelque part et à huit ans tu ne lira pas Tolstoï ni même Tolkien.
Mais ça n'est pas un mal.
Les personnages sont simplistes chez Rowling (Rogue étant le seul avec vaguement une pointe de profondeur) ? Oui.
Mais ça sert l'ambiance "école", ça participe à l'univers vu par les zoeils du gamin et ça permet de développer autre chose. En fait c'est à mon sens ce qui fait un des succès du bouquin : ça permet de retrouver cette vision qu'on avait quand on était plus jeunes et de nous permettre de voir l'univers avec cet oeil du gamin justement, de nous faire rêver plus facilement. Les personnages et les intrigues simples laissent la place à l'ambiance et on se prend plus à apprécier le chemin de traverse avec ses multiples scénettes, le magasin de bonbons magiques, les passages secrets (sans déconner, depuis la bibliothèque rose/le club des cinq, un passage secret, ça ne me vend plus du rêve, du moins jusqu'à Potter), les maisons hantées...
C'est effectivement un tour de force littéraire que d'avoir réussi à faire un bouquin de bibliothèque rose avec le genre simple et les petites anecdotes à con tout en le rendant intéressant. Mais le niveau de l'histoire lui reste bien dans le genre "pour enfants", comme le club des cinq, tieng -et je le répète ça n'est pas une critique, ya pas de mal à ça-.
Et j'arrive bien à faire la différence entre livres et bouquins, merci. Et comme je l'ai signé, j'ai apprécié les lire et je l'assume très bien.
A côté :
Citation :
il y a 46 minutes, L`Eternel a dit :
C'est drôle que tu parles de complexité dans un univers comme LOTR qui est assez largement reconnu comme parfaitement manichéen avec des personnages dans la quasi intégralité invariable, si on exclut Gollum et un peu Saruman.
Si tu le prends au premier degré, effectivement, ça limite. Mais qu'il y ai plusieurs degrés c'est justement mon propos.
Oui, le parti-pris "conte" implique forcément un manichéisme tranché. Ca fait parti de l'exercice. Mais Gollum que tu cites est intéressant parce qu'il n'est pas qu'un personnage un peu plus complexe, il est un contrepoint à Frodo et il met en valeur justement la profondeur du héros qui n'a pas la vie facile. C'est ce que je veux dire justement par le fait qu'il faut se le peler. Sans Gollum on a du mal à comprendre à quel point il en chie. Comprendre frodo prend du temps et du recul, suffit de voir son dernier chapitre quand il fini sa part dans le livre rouge et le passe à Sam avant de se barrer : c'est tout en finesse, une allusion ou trois.
A côté, les malheurs de Potter on nous rebat les oreilles avec toutes les dix pages et on nous prend bien en main pour nous expliquer les tenants et aboutissants du truc jusqu'à la scène finale de sa "mort" ou on a Dumby qui "pop" pour expliquer les choses (comme un fishburne dans matrix qui apparaît au début du film pour t'expliquer la matrice, l'élu, la lutte et toute l'histoire en détail).
Est-ce un mal ? Pas forcément. Pour moi c'est un peu chiant et inutile mais c'est mes goûts à moué et ça n’entache pas le bouquin, le truc se laisse bien lire malgré tout.
Si vraiment je voulions critiquer Rowling je causerais plus des longueurs (à partir du prince bâtard, on aurait pu faire un roman plus que trois, une bonne chute ça nécessite une accélération du tempo, pas un ralentissement à outrance) ou le manque d'effort pour masquer la fin du truc (quelle surprise, Dumby avait raison sur Rogue qui est un héros maudit qui amène la chute de Voldy).
Là où je te rejoins c'est sur le tome trois qui apporte plus de contenu que les précédents. Là où on est moins d'accord c'est que ça se délite après et qu'elle fait durer à coup de problèmes d'ados et d'histoires convenues. Mais bon, le fait que ça traiine en longueur a au moins l'avantage de continuer à développer l'univers. Mon petit cœur de rôliste apprécie.
le squat
mais non je ne suis pas méchant



